Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 15:17

2.        La pression et le vent

a.  Les cartes de pression

·          La carte d’isobares (fig. 10)

A une altitude de 0 mètre, ou niveau de la mer, on trace des lignes qui joignent les points d’égale pression qu’on appelle les lignes isobares (les pressions sont en hPa)

Un ensemble de lignes isobares fermées dont la côte décroît en allant vers l’intérieur s’appelle une dépression (D)

Un ensemble de lignes isobares fermées dont la côte croît en allant vers l’intérieur s’appelle un anticyclone (A)

Dorsale : axe de hautes pressions

Thalweg : axe de basses pressions

Marais barométrique : zone géographique importante où la pression atmosphérique varie peu

Col : un col sépare deux anticyclones ou deux dépressions

·          La carte d’isohypses (fig. 11)

Sur une carte d’isohypses au contraire, on part d’une seule surface isobare donnée, par exemple 500 hPa, et l’on trace les lignes qui joignent les points d’égale altitude (analogie avec la représentation des lignes de niveau du relief) qu’on appelle lignes isohypses.

b.  Les vents

·          Pourquoi le vent souffle-t-il ?

·          Le vent vient des différences de température Þ oui, indirectement, puisque les échanges thermiques entre les pôles et l’équateur vont créer des dépressions qui par différence de pression avec les zones de haute pression (anticyclones) vont être à l’origine du vent

·          Vent et champ de pression

Le vent est un déplacement d’air directement associé aux variations du champ de pression atmosphérique.

Souvent, nous nous représentons le vent comme étant un écoulement d’air

dans le plan horizontal. Sachons qu’il existe aussi des vents à composante verticale parfois appelés « ascendances » ou « descendances » (très utilisées en vol à voile).

Si la terre était immobile, le vent se dirigerait directement des hautes pressions vers les basses pressions. Par suite de la rotation terrestre (force de Coriolis), il se produit une déviation des mouvements de l’air vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la gauche dans l’hémisphère sud. La direction du vent devient alors sensiblement parallèle aux isobares.

(fig. 12) Ainsi dans l’hémisphère nord, le vent tourne dans le sens des aiguilles d’une montre autour des anticyclones, en sens inverse autour des dépressions. Dans l’hémisphère nord, un observateur qui se place face au vent a les basses pressions à sa droite et les hautes pressions à sa gauche. Ce phénomène est inversé dans l’hémisphère sud, où le vent tourne autour des anticyclones dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Ce sont les différences de pression qui créent les forces mettant l’air en mouvement. Ces forces sont d’autant plus importantes que, sur une distance donnée, les variations de pression sont plus grandes, autrement dit que les isobares sont plus proches les unes des autres.

(fig. 13) La règle que nous retiendrons est :

o         Lignes isobares serrées :vent fort

o         Lignes isobares espacées : vent faible

·          Vent de surface, vents locaux et météorologie locale

o         Vent de surface

La théorie que nous venons d’exposer peut être prise en défaut lorsque l’écoulement de l’air va subir les contraintes du relief, les effets des contrastes thermiques, c’est le vent de surface.

o         Vents locaux

Les reliefs vont canaliser et accélérer (ou décélérer) le vent selon l’axe et le resserrement (ou écartement) des vallées (rappel expérience du cornet de papier pour la soufflerie).

(fig. 14) C’est le cas de la vallée du Rhône, où le vent souffle soit du nord (mistral) soit du sud, mais rarement de l’est ou de l’ouest quel que soit la position des anticyclones et dépressions.

o         Météorologie locale

§        La météorologie de montagne

Ø        Action du relief sur le vent : la turbulence dynamique ou de relief ou orographique (fig. 15)

En passant sur un relief, l’écoulement de l’air devient tourbillonnaire et génère en aval des crêtes des courants descendants, parfois très puissants ou « rabattants ». Ce type de turbulence est l’un des plus dangereux pour un avion léger. Le relief générateur de l’onde peut être coiffé d’un « nuage de chapeau ». Dans l’écoulement sous-ondulatoire se développent des nuages en forme de rouleaux : les rotors, siège de fortes turbulences. Dans l’écoulement ondulatoire se développent des nuages appelés lenticulaires à cause de leur forme de lentille, qui permettent d’identifier et de localiser la turbulence.

Ø        Action du soleil sur le vent : les brise de pente et de vallée (fig. 16 et 17)

De jour, les versants exposés au soleil s’échauffent beaucoup plus vite que le fond de la vallée.

Il se crée un courant ascendant le long des pentes éclairées, c’est la brise de pente montante. La dépression thermique ainsi créée sur les montagnes aspire l’air frais des vallées, c’est la brise de vallée montante.

A la tombée de la nuit, le phénomène est inversé : les pentes élevées se refroidissent par rayonnement plus vite que le fond de la vallée. L’air froid s’écoule par gravité le long des pentes, c’est la brise de pente descendante. Ce courant descendant amène de l’air refroidi dans la vallée, c’est la brise de vallée descendante.

Ø        L’effet de foehn

§        La météorologie côtière

Ø        La brise de mer (fig. 18)

C’est un vent local dirigé de la mer vers la terre. Pendant la journée, le sol continental s’échauffe plus rapidement que la mer. Le contraste thermique crée un mouvement de convection (élévation de l’air chaud sur le continent remplacé par l’air plus frais de la mer qui à son tour s’échauffe et monte, le processus étant ainsi entretenu). C’est un vent de 10 à 15 nœuds, perpendiculaire à la côte. En cas de formation de bancs de brouillard en mer, il peut pousser ceux-ci vers les côtes diminuant brusquement la visibilité.

Ø        La brise de terre (fig.19)

C’est un vent local dirigé de la terre vers la mer. Il apparaît la nuit. C’est le processus inverse : la nuit, le sol continental se refroidit plus vite que la mer, le froid s’écoule par gravité vers la mer. C’est un vent de 5 à 10 nœuds, perpendiculaire à la côte.

                                                               Fiche élève n° 28 (MTO 1-06) remplie avec l’aide de l’enseignant

c.  Unité de mesure, direction et observation du vent (fig. 20 et 21)

Observation de la carte des vent (fig. 20)

·          La direction du vent est donnée en exprimant d’où vient le vent par rapport au nord géographique.

·          L’intensité est donnée en nœuds (sachant que 1 kt = 1852 m = 0,5m/s) et
                                                                               3600 s

représentée sur les cartes par des fanions (50 kt) ou des barbules (grandes = 10 kt, petites = 5 kt)

·          En préparation de vol, on va estimer le vent à l’aide d’appareils de mesure tels que la girouette (direction du vent) et l’anémomètre (vitesse du vent) pour le vent de surface, un radar et des ballons sondes pour le vent en altitude, des images satellites pour les océans et régions désertiques.

·          En l’air, l’observation des fumées et cheminées permettent une estimation de la direction du vent et de sa vitesse. A la direction observée, il conviendra d’ajouter une quinzaine de degrés pour avoir le vent en altitude (force de Coriolis).

·          Au sol, le déplacement plus ou moins rapide des nuages et l’observation de leur trajectoire donne une idée de la direction et de la vitesse du vent. Mais l’observation de la manche à air permet une estimation plus précise du vent en surface (important pour le décollage et l’atterrissage), en particulier pour la détermination de sa vitesse. Chaque bande, rouge ou blanche, symbolise approximativement 5 kt de vitesse (fig. 22).

Partager cet article

Repost 0
Published by Manu - dans Cours
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : AERO-CLUB EU - LE TREPORT - MERS
  • AERO-CLUB EU - LE TREPORT - MERS
  • : AEROCLUB EU - LE TREPORT - MERS Route de l’Ermitage 76260 Eu Tél : 02 35 86 87 54 Formations théoriques et pratiques ULM et avion
  • Contact

Tarifs au 1er Janvier 2012

Cotisation Club (adhésion annuelle) : 200 €

Cotisation élève annuelle : 100 €
Cotisation "Vacances" (par mois ou 30 jours) : 40 €

Licence FFA
Licence + Assurance : 65 €
Licence + Assurance : 99 €

Heure de Vol  DR400 : 125 €

Location du hangar (par machine au semestre) : 95 €
Tout stationnement sous hangar implique obligatoirement l'adhésion à l'association.

Pour toute nouvelle inscription :
1 photo d'identité
1 photocopie pièce d'identité
1attestation assurance machine
1 certificat médical pratique aéronautique

Recherche

Informations baptêmes

 

Baptême Avion (1 à 3 passagers)
Promenade 12 à 15 minutes
1 pers : 47 €
2 pers : 63 €
3 pers : 73 €


Promenade baie de Somme
1 pers : 84 €
2 pers : 105 €
3 pers : 126 €


Contact :
Gilbert  : 06 20 82 41 15 

 



Baptême ULM

        (1 passager)
15 min : 42 €
30 min : 58 €
60 min : 90 €


Contacts :
Autogire

Fabien :    06 83 84 43 54

 

Multiaxes       (cabine fermée)

J-Claude : 06 84 68 77 64

Antoine :    06 71 87 16 61

Greg      :    06 89 65 07 81

 

Pendulaire

Bruno :      06 88 32 70 72

Didier :      06 82 54 10 56

 

Infos sur le BIA