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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 15:38

2.        Phénomènes dangereux pour l’aviation

a.  Le givrage

Le givrage est la formation plus ou moins rapide d’un dépôt de glace sur certaines parties de l’avion (cellule, entrées d’air du moteur). Ce dépôt de glace :

·          alourdit l’avion, parfois dans des proportions considérables

·          altère l’écoulement aérodynamique par modification de la forme du profil, altère donc les performances

·          peut bloquer les gouvernes

·          peut étouffer le moteur (givrage du carburateur : voir carburateur)

Le verglas est la forme de givrage la plus dangereuse car très rapide :

Une masse d’air de température négative peut être observée au-dessous d’une masse d’air de température positive : c’est le cas d’un côté et de l’autre d’un front (fig. 23). Dans la zone où les deux isothermes 0°c se chevauchent, les précipitations qui se produisent dans l’air chaud traversent la masse d’air de température négative. Les gouttes de pluie en traversant cet air froid, peuvent rester à l’état liquide bien que leur température soit inférieure à  0°c. C’est le phénomène de surfusion. Cet état d’équilibre très précaire est rompu si on apporte à la goutte d’eau une très faible quantité d’énergie sous la forme d’un choc par exemple. L’eau change d’état, et passe à l’état solide. Ainsi, un avion qui traverse une zone de pluie surfondue apporte à toutes les gouttes d’eau qu’il touche assez d’énergie pour qu’elles passent à l’état solide : l’avion se couvre de glace en très peu de temps. C’est le verglas. D’où l’importance de noter l’altitude de l’isotherme 0°c au passage du front sur les cartes météo, afin d’éviter cette zone.

b.  La turbulence

C’est l’écoulement non laminaire de l’air (= turbulent voire tourbillonnaire)

On distingue les turbulences d’origine thermique et dynamique.

·          La turbulence thermique (fig. 24)

De l’air en contact avec un sol chaud se réchauffe par conduction, devient plus léger que l’air qui le surmonte et s’élève, remplacé par de l’air plus frais qui à son tour s’échauffe et monte, le processus étant ainsi entretenu : c’est la convection. Au cours de son ascension, l’air se refroidit et une partie de la vapeur se condense, donnant naissance à des cumulus, créant des turbulences. Il faut éviter si possible la turbulence thermique en volant au-dessus des cumulus. Si c’est impossible, il faut réduire la vitesse en-deçà de la VNO (Velocity Normal Operating : 260 km/h sur Robin), les rafales verticales engendrant un facteur de charge d’autant plus important que l’avion que l’avion va vite.

·          La turbulence dynamique ou de relief (voir météorologie locale) (fig. 25)

En passant sur un relief, l’écoulement de l’air devient tourbillonnaire et génère en aval des crêtes des courants descendants, parfois très puissants ou « rabattants ». Ce type de turbulence est le plus dangereux pour un avion léger avec la turbulence de sillage (voir traînée induite)

c.  Le cumulonimbus et les orages (fig. 26)

Ce puissant nuage qui se forme assez rapidement et atteint des dimensions verticales de l’ordre de la dizaine de kilomètres, produit les phénomènes atmosphériques les plus violents et les plus dangereux :

·          Forts coups de vent avec turbulence et cisaillements (fortes rafales)

·          Fortes précipitations (averses) et souvent de la grêle

·          Parfois des trombes (tornades)

·          Eclair et tonnerre caractérisant l’orage

Il est important de le contourner largement (10 NM), ou d’éteindre les moyens radio qui ne sont pas essentiels, la foudre pouvant endommager les moyens radio.

Le relief augmente l’activité du Cb

d.  Les précipitations (fig. 27)

Elles peuvent réduire considérablement la visibilité. La bruine ne réduit pas la visibilité par sa présence mais est souvent associée à brume et brouillard.

e.  La brume

Il y a brume si la visibilité est supérieure ou égale à 1 km, et inférieure à 5 km. Ce phénomène peut donc dans certains cas interdire le VFR. Il est recommandé de voler au-dessus de la brume en utilisant en priorité les moyens de radionavigation.

f.   Les brouillards

Il y a brouillard si la visibilité est inférieure à 1 km. On peut les considérer comme des nuages reposant sur le sol et ressemblant à des stratus. Ils se forment par refroidissement au contact d’un sol plus froid.

·          Le brouillard de rayonnement : Il se forme la nuit lors du refroidissement nocturne du sol, par ciel clair, vent faible, en conditions anticycloniques et forte humidité relative (température proche du point de rosée), et disparaît en moyenne 2 à 3 heures après le lever du soleil.

·          Le brouillard d’advection : Il se forme par la circulation d’air humide sur un sol continental plus froid. Phénomène de grande étendue (région, pays), il se produit généralement l’hiver (sols continentaux froids), évolue très peu en cours de journée du fait d’une épaisseur et d’une densité importante. C’est un phénomène qui persiste et qui ne disparaît que lorsque l’air change de direction.

·          Les brouillards côtiers

o         En été, il est lié à l’apparition de la brise de mer (vers le milieu de matinée) qui ramène vers la terre des plaques de brouillard denses formées au-dessus de la mer. En pénétrant sur l’intérieur des terres, le sol déjà chaud « décolle » le brouillard : c’est le stratus puis le cumulus, et en début d’après-midi, le brouillard a disparu.

o         En hiver, il est lié à un vent faible venant de la mer qui ramène de l’air doux et humide sur un sol froid (assimilé à un brouillard d’advection). L’air refroidi atteint la saturation, il y a condensation : le brouillard et les stratus recouvrent alors de grandes étendues, leur dissipation est liée à un changement de temps.

·          Le brouillard de pente (fig. 28)

On peut le rencontrer en toutes saisons dans les régions montagneuses. Une masse d’air humide qui s’élève le long d’une pente se refroidit et peut atteindre la saturation.

                                Fiche élève n° 29 (MTO 1-08) remplie avec l’aide de l’enseignant

 

QCM 14 Météorologie (l’atmosphère, masses d’air, fronts, perturbations et systèmes nuageux associés, la pression et le vent, phénomènes dangereux pour l’aviation) questions 1 à 25
QCM 14 Météorologie (l’atmosphère, masses d’air, fronts, perturbations et systèmes nuageux associés, la pression et le vent, phénomènes dangereux pour l’aviation) questions 26 à 50
QCM 14 Météorologie (l’atmosphère, masses d’air, fronts, perturbations et systèmes nuageux associés, la pression et le vent, phénomènes dangereux pour l’aviation) questions 51 à 75
QCM 14 Météorologie (l’atmosphère, masses d’air, fronts, perturbations et systèmes nuageux associés, la pression et le vent, phénomènes dangereux pour l’aviation) questions 76 à 96
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 15:17

2.        La pression et le vent

a.  Les cartes de pression

·          La carte d’isobares (fig. 10)

A une altitude de 0 mètre, ou niveau de la mer, on trace des lignes qui joignent les points d’égale pression qu’on appelle les lignes isobares (les pressions sont en hPa)

Un ensemble de lignes isobares fermées dont la côte décroît en allant vers l’intérieur s’appelle une dépression (D)

Un ensemble de lignes isobares fermées dont la côte croît en allant vers l’intérieur s’appelle un anticyclone (A)

Dorsale : axe de hautes pressions

Thalweg : axe de basses pressions

Marais barométrique : zone géographique importante où la pression atmosphérique varie peu

Col : un col sépare deux anticyclones ou deux dépressions

·          La carte d’isohypses (fig. 11)

Sur une carte d’isohypses au contraire, on part d’une seule surface isobare donnée, par exemple 500 hPa, et l’on trace les lignes qui joignent les points d’égale altitude (analogie avec la représentation des lignes de niveau du relief) qu’on appelle lignes isohypses.

b.  Les vents

·          Pourquoi le vent souffle-t-il ?

·          Le vent vient des différences de température Þ oui, indirectement, puisque les échanges thermiques entre les pôles et l’équateur vont créer des dépressions qui par différence de pression avec les zones de haute pression (anticyclones) vont être à l’origine du vent

·          Vent et champ de pression

Le vent est un déplacement d’air directement associé aux variations du champ de pression atmosphérique.

Souvent, nous nous représentons le vent comme étant un écoulement d’air

dans le plan horizontal. Sachons qu’il existe aussi des vents à composante verticale parfois appelés « ascendances » ou « descendances » (très utilisées en vol à voile).

Si la terre était immobile, le vent se dirigerait directement des hautes pressions vers les basses pressions. Par suite de la rotation terrestre (force de Coriolis), il se produit une déviation des mouvements de l’air vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la gauche dans l’hémisphère sud. La direction du vent devient alors sensiblement parallèle aux isobares.

(fig. 12) Ainsi dans l’hémisphère nord, le vent tourne dans le sens des aiguilles d’une montre autour des anticyclones, en sens inverse autour des dépressions. Dans l’hémisphère nord, un observateur qui se place face au vent a les basses pressions à sa droite et les hautes pressions à sa gauche. Ce phénomène est inversé dans l’hémisphère sud, où le vent tourne autour des anticyclones dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Ce sont les différences de pression qui créent les forces mettant l’air en mouvement. Ces forces sont d’autant plus importantes que, sur une distance donnée, les variations de pression sont plus grandes, autrement dit que les isobares sont plus proches les unes des autres.

(fig. 13) La règle que nous retiendrons est :

o         Lignes isobares serrées :vent fort

o         Lignes isobares espacées : vent faible

·          Vent de surface, vents locaux et météorologie locale

o         Vent de surface

La théorie que nous venons d’exposer peut être prise en défaut lorsque l’écoulement de l’air va subir les contraintes du relief, les effets des contrastes thermiques, c’est le vent de surface.

o         Vents locaux

Les reliefs vont canaliser et accélérer (ou décélérer) le vent selon l’axe et le resserrement (ou écartement) des vallées (rappel expérience du cornet de papier pour la soufflerie).

(fig. 14) C’est le cas de la vallée du Rhône, où le vent souffle soit du nord (mistral) soit du sud, mais rarement de l’est ou de l’ouest quel que soit la position des anticyclones et dépressions.

o         Météorologie locale

§        La météorologie de montagne

Ø        Action du relief sur le vent : la turbulence dynamique ou de relief ou orographique (fig. 15)

En passant sur un relief, l’écoulement de l’air devient tourbillonnaire et génère en aval des crêtes des courants descendants, parfois très puissants ou « rabattants ». Ce type de turbulence est l’un des plus dangereux pour un avion léger. Le relief générateur de l’onde peut être coiffé d’un « nuage de chapeau ». Dans l’écoulement sous-ondulatoire se développent des nuages en forme de rouleaux : les rotors, siège de fortes turbulences. Dans l’écoulement ondulatoire se développent des nuages appelés lenticulaires à cause de leur forme de lentille, qui permettent d’identifier et de localiser la turbulence.

Ø        Action du soleil sur le vent : les brise de pente et de vallée (fig. 16 et 17)

De jour, les versants exposés au soleil s’échauffent beaucoup plus vite que le fond de la vallée.

Il se crée un courant ascendant le long des pentes éclairées, c’est la brise de pente montante. La dépression thermique ainsi créée sur les montagnes aspire l’air frais des vallées, c’est la brise de vallée montante.

A la tombée de la nuit, le phénomène est inversé : les pentes élevées se refroidissent par rayonnement plus vite que le fond de la vallée. L’air froid s’écoule par gravité le long des pentes, c’est la brise de pente descendante. Ce courant descendant amène de l’air refroidi dans la vallée, c’est la brise de vallée descendante.

Ø        L’effet de foehn

§        La météorologie côtière

Ø        La brise de mer (fig. 18)

C’est un vent local dirigé de la mer vers la terre. Pendant la journée, le sol continental s’échauffe plus rapidement que la mer. Le contraste thermique crée un mouvement de convection (élévation de l’air chaud sur le continent remplacé par l’air plus frais de la mer qui à son tour s’échauffe et monte, le processus étant ainsi entretenu). C’est un vent de 10 à 15 nœuds, perpendiculaire à la côte. En cas de formation de bancs de brouillard en mer, il peut pousser ceux-ci vers les côtes diminuant brusquement la visibilité.

Ø        La brise de terre (fig.19)

C’est un vent local dirigé de la terre vers la mer. Il apparaît la nuit. C’est le processus inverse : la nuit, le sol continental se refroidit plus vite que la mer, le froid s’écoule par gravité vers la mer. C’est un vent de 5 à 10 nœuds, perpendiculaire à la côte.

                                                               Fiche élève n° 28 (MTO 1-06) remplie avec l’aide de l’enseignant

c.  Unité de mesure, direction et observation du vent (fig. 20 et 21)

Observation de la carte des vent (fig. 20)

·          La direction du vent est donnée en exprimant d’où vient le vent par rapport au nord géographique.

·          L’intensité est donnée en nœuds (sachant que 1 kt = 1852 m = 0,5m/s) et
                                                                               3600 s

représentée sur les cartes par des fanions (50 kt) ou des barbules (grandes = 10 kt, petites = 5 kt)

·          En préparation de vol, on va estimer le vent à l’aide d’appareils de mesure tels que la girouette (direction du vent) et l’anémomètre (vitesse du vent) pour le vent de surface, un radar et des ballons sondes pour le vent en altitude, des images satellites pour les océans et régions désertiques.

·          En l’air, l’observation des fumées et cheminées permettent une estimation de la direction du vent et de sa vitesse. A la direction observée, il conviendra d’ajouter une quinzaine de degrés pour avoir le vent en altitude (force de Coriolis).

·          Au sol, le déplacement plus ou moins rapide des nuages et l’observation de leur trajectoire donne une idée de la direction et de la vitesse du vent. Mais l’observation de la manche à air permet une estimation plus précise du vent en surface (important pour le décollage et l’atterrissage), en particulier pour la détermination de sa vitesse. Chaque bande, rouge ou blanche, symbolise approximativement 5 kt de vitesse (fig. 22).

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 14:55

2.        Les masses d’air, fronts, perturbations et systèmes nuageux associés

a.  Les masses d’air

Les échanges radiatifs (sous forme de rayonnement) tiennent une place prépondérante dans le bilan énergétique que traduit la température et les variation de celle-ci sur la planète. C’est ainsi que le jour, la température augmente grâce à l’apport de l’énergie solaire, et qu’elle diminue la nuit en l’absence de celle-ci.

A l’échelle du globe terrestre et de son atmosphère, au cours d’une année, les régions polaires ont un bilan radiatif déficitaire (faible éclairement solaire) alors que les régions équatoriales sont excédentaires. « Vous me direz : oui, mais dans ces conditions les régions polaires continueraient au fil des années à se refroidir et les régions équatoriales à se réchauffer ». Pour comprendre la constance au cours du temps  des températures de ces deux régions, il faut envisager des mouvements de l’air atmosphérique entre les pôles et l’équateur. Des masses d’air chaud d’origine tropicale ou équatoriale vont donc réchauffer les régions polaires, et des masses d’air froid d’origine arctique ou polaire vont refroidir les régions intertropicales.

b.  Les fronts et perturbations (fiche 5-1)           (fiche 5-2)           (fiche 5-3)           (fiche 5-4)

Observation, lecture collective et commentaires de l’enseignant

·          Pourquoi la limite entre les deux masses d’air n’est-elle pas rectiligne ?

·         

·          Expérience du tourbillon lorsque l’on vide une baignoire : le tourbillon tourne dans le sens des aiguilles d’une montre. Dans l’hémisphère sud, le tourbillon tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pourquoi ?

·          Expérience : prendre un globe et un feutre, demander à un élève de faire tourner le globe vers l’est pendant que l’autre trace une ligne verticale de pôle Nord vers l’équateur Þ la ligne est courbe : en raison de la rotation terrestre, elle s’est déportée vers la droite. De la même manière, la rotation de la Terre donne l’impression que les vents se déplacent vers la droite dans l’hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud.

Fiche élève n° 22 (MTO 1-04) remplie avec l’aide de l’enseignant

c.  Les systèmes nuageux associés (fig. 6)

Quel comportement adopter face à ces fronts ?

·   Face à un front chaud (1 et 2)

Il couvre une grande étendue et sa vitesse de déplacement est en général faible (environ 15 kt). Le mauvais temps arrive donc progressivement. Les vols VFR sont possibles dans les deux premiers tiers. Dans le dernier tiers, le vol VFR devient impossible.

·   Le secteur chaud (3) qui suit est souvent le siège de mauvaises conditions météorologiques.

·   Face à un front froid (4 et 5)

Il couvre une petite étendue avec une vitesse de déplacement plus importante (environ 30 kt). Le mauvais temps arrive subitement, comme un mur. On peut envisager d’aller au-devant du front, se poser, attendre son passage et poursuivre le vol.

d.  Les nuages et les précipitations

·          L’atmosphère stable ou instable

Si une particule d’air est sollicitée vers le haut (parce que plus chaude que l’air ambiant), elle va subir une détente et se refroidir. Si sa nouvelle température est inférieure à celle de  l’air ambiant, elle redescendra à sa position initiale, cette atmosphère est stable.

Inversement, si sa nouvelle température est supérieure à celle de l’air ambiant, elle continuera son ascension, cette atmosphère est instable.

                                               Fiche élève n° 23 (MTO 1-12) remplie avec l’aide de l’enseignant

                                               Observation : Météo : les nuages (C1M7)

·          Les nuages (fig. 7 et 8)

Leur morphologie (leur forme) dépend :

o         De leur altitude entre le sol et la tropopause (11000 m = 36000 ft au niveau du 45e parallèle nord)

§          Les « cirro » : nuages élevés : au-dessus de 20000 ft, ils sont constitués de cristaux de glace

§          Les « alto » : nuages de moyenne altitude : entre 6000 et 20000 ft, ils sont constitués de cristaux de glace et de gouttelettes d’eau liquide.

§          Les nuages bas : entre le sol et 6000 ft, ils sont constitués de gouttelettes d’eau liquide.

o         De l’état de stabilité de l’atmosphère dans lequel ils sont formés :

§          Atmosphère stable : forme allongée, aspect flou, contours diffus, leur nom comportera le mot « strat ».

§          Atmosphère instable : contours très net, aspect d’un chou-fleur ou de petites balles, leur nom comportera le mot « cumul ».
Fiche élève ° 24 (MTO 1-09) et 25 (MTO 1-10) remplies avec l’aide de l’enseignant

·          Les précipitations

Les condensations dans l’atmosphère produisent des masses nuageuses. Lorsque les gouttelettes et les cristaux de glace composant ces nuages deviennent suffisamment lourds, leur poids les entraîne vers le sol, c’est la pluie, la neige ou la grêle.

o         La pluie et la neige ont pour origine le nimbostratus ou le cumulonimbus (parfois les stratocumulus, altostratus et cumulus développés). Lorsque ces précipitations proviennent du CB (ou du CU), on dit averse de pluie ou de neige.

Les précipitations ne sont pas liées au caractère stable ou instable des nuages, mais à leur épaisseur. Ainsi, les nuages à grande extension verticale (CB et NS) génèrent les précipitations les plus importantes.

o         La bruine a pour origine le stratus (ou le brouillard) et est une précipitation assez uniforme de très fines gouttelettes d’eau très rapprochées les unes des autres (crachin).

o         La grêle a pour origine le cumulonimbus et est constituée de globules de glace (grêlons) de dimensions importantes allant de quelques millimètres (grésil) à quelques centimètres de diamètre.

o         Symboles cartes TEMSI et messages METAR et TAF (fig. 9) (vu plus tard).

Fiche élève n° 26 (MTO 1-11) remplie avec l’aide de l’enseignant

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 14:28

Matériel :

·          1 globe

·          1 feutre effaçable

Introduction : Certaines connaissances théoriques nous sont nécessaires pour une meilleure compréhension tant des relevés des différents paramètres de l’atmosphère, que du système de circulation des masses d’air lié aux fronts nuageux et aux vents

1.        L’atmosphère

a.       Composition

(fig. 1) L’air atmosphérique est un mélange d’air sec et de vapeur d’eau en quantité faible mais très variable, à l’origine de très nombreux phénomènes météorologiques. Dans un volume d’air, la proportion est de quelques grammes de vapeur pour un kilogramme d’air sec.

b.       Structure verticale

(fig. 2) On divise l’atmosphère en plusieurs couches successives :

1.        La troposphère s’étend du sol jusqu’à une altitude moyenne de 11000 m (8000 m aux pôles, 17000 m à l’équateur).

2.        Sa limite supérieure, la tropopause, la sépare de la couche qui la surplombe : la stratosphère.

La troposphère se caractérise par une température qui diminue jusqu’à – 56 °c. La température se stabilise ensuite à cette température.

c.        Paramètres caractéristiques de l’atmosphère

Ce sont la pression, la température, le degré hygrométrique ou humidité.

1.        La pression

(fig. 3) Mesurée par un baromètre, et représentée par la hauteur d’une colonne de mercure, elle exprime le poids de la colonne d’air située au-dessus du lieu de la mesure. Certains baromètres sont gradués en millimètres de mercure. On retiendra que 1013,25 hPa = 760 mm de mercure.

La pression atmosphérique dépend du poids de la colonne d’air au-dessus du lieu, donc de sa densité et par conséquent de la température (plus l’air est chaud, moins il est dense et donc moins lourd). C’est grâce à ce phénomène que les ballons à air chaud s’élèvent dans les airs.

2.        La température

(fig. 4) Mesurée au voisinage de la surface, à l’intérieur d’un abri, à l’aide d’un thermomètre à mercure gradué généralement en degrés Celsius ou Kelvin. On retiendra que 0° C = 273,15 K.

Au cours d’une journée, la température passe par une valeur minimum (environ ½ heure après le lever du soleil) et par une valeur maximale (environ 2 heures après le passage du soleil à la verticale du lieu).

3.        Le degré d’hygrométrie

C’est le psychrographe qui va mesurer l’humidité relative de l’air exprimée en %.

A une pression et à une température données, l’air atmosphérique ne peut pas contenir plus d’une certaine quantité de vapeur. Au-delà de cette quantité maximale, il y a saturation, le surplus de vapeur se condense sous forme liquide et/ou solide en fonction de la température ambiante.

Le rapport entre la quantité réelle de vapeur et cette quantité maximale indique l’humidité relative de l’air que l’on exprime en pourcentage (à 100 % d’humidité Þ condensation et formation d’un nuage).

Plus la température est basse et moins l’air atmosphérique peut contenir de vapeur.

Fiche élève n° 19 (MTO 1-02) remplie avec l’aide de l’enseignant

·          Comment se forment les nuages (comment arrive-t-on à la saturation d’une masse d’air ?

·         

·          Il existe deux processus

1.        Augmentation de la quantité de vapeur d’eau

Ce phénomène se produit par exemple lorsque la masse d’air passe au-dessus d’une étendue maritime et que la température élevée de l’eau favorise son évaporation.

2.        Abaissement de la température de la masse d’air

C’est le mode saturation le plus fréquent. C’est lui qui est à l’origine de la fabrication des perturbations (vu plus tard).

Cet abaissement de la température s’effectue de deux manières :

· La température s’abaisse à pression constante. La température à laquelle apparaît la saturation s’appelle température du point de rosée. Tout refroidissement supplémentaire entraîne une transformation d’une partie de la vapeur d’eau en gouttelettes par condensation. Il est donc intéressant de connaître le point de rosée afin de prévoir les risques de brouillard (vu plus tard)

· Par soulèvement, l’air subit ne détente. En effet, lorsque la pression d’un gaz diminue, sa température diminue aussi. La température à laquelle se produit la condensation n’est pas ici la température du point de rosée : la pression ayant diminué, sa valeur est différente, on l’appelle température du point de condensation. C’est ce phénomène qui est à l’origine de la formation des cumulus et de la convection (vu plus tard).

d.       L’atmosphère type

C’est un modèle d’atmosphère théorique prenant comme référence les conditions standard au niveau de la mer :

·         Température 15° C

·         Pression 1013,25 hPa

Selon ce modèle, la température baisse de manière continue de 2° C / 1000 ft soit 6,5° C / 1000 m jusqu’à atteindre  - 56,5° C à 11000 m

La pression dans les basses couches diminue de 1 hPa / 28 ft

Le pilote d’avion utilise couramment l’atmosphère type :

Exemple :

·         Comment calculer le QFE d’un aérodrome lorsqu’il ne nous est pas donné ?

·        

·         Il faut connaître l’altitude du terrain (donnée en ft sur les cartes VAC et les cartes 1/500000e  (ex : 180 ft) et connaître le QNH (ex : 1017 hPa) Þ 180 : 28 = - 6 hPa soit un QFE = 1017 – 6 = 1011 hPa

Fiche élève n° 20 (MTO 1-03) remplie avec l’aide de l’enseignant

e.        Les phénomènes énergétiques

La température est le résultat d’un bilan en énergie qui fait intervenir des échanges sous forme de :

·          Rayonnement : propagation de l’énergie sous forme d’ondes comme l’énergie solaire

·          Conduction, convection : échange de chaleur entre les basses couches de l’atmosphère et le sol par exemple

·          Changements d’état de l’eau : les transformations de la vapeur vers l’état liquide ou solide (condensation) s’accompagnent d’une certaine libération de chaleur. Les transformations inverses (évaporation, sublimation) s’accompagnent de la même absorption de chaleur (expérience : impression de frais sur la main mouillée lorsque l’on souffle dessus : l’évaporation est une transformation qui absorbe de la chaleur).

Fiche élève n° 21 (MTO 1-01) remplie avec l’aide de l’enseignant

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 07:51
1919
Pierre-Georges Latécoère crée une liaison aérienne entre Toulouse et Casablanca. En 1930, la ligne atteindra l'Amérique du sud. C'est l'époque des premières lignes aériennes commerciales.








1923
L'espagnol Juan de la Cierve invente l'autgyre, sorte d'hybride entre l'avion et l'hélicoptère
















1930 - 12 mai
Jean Mermoz effectue la première liaison postale directe entre Saint-Louis du Sénégal et Natal au Brésil sur un Latécoère 28.

 

 

 

 

 



1933
- 1er avril
Création officielle de l'armée de l'air française
Logotype de l'Armée de l'Air

1933 - 7 juin
René Leduc réinvente la tuyère thermopropulsive ou statoréacteur inventé par René Lorin dès 1913 (le passage à la pratique n'est pas possible à l'époque à cause de la vitesse minimale à atteindre). Attention le statoréacteur diffère du turboréacteur dans la mesure où il n'y a pas de pièces mécanique en mouvement et où sa vitesse d'efficacité optimale se situe entre mach 3 et mach 6 (en-dessous de mach 3, il devient moins efficace que le turboréacteur à simple flux)


Modèle de statoréacteurSchéma de fonctionnement





1933
- 30 août
Création de la compagnie aérienne Air France


1935
Premier vol de l'avion le plus construit au monde, le Douglas DC-3 ou Dakota. Cet avion quasi indestructible est le meilleur avion de ligne de tous les temps



















1936 - 7 décembre
Jean Mermoz disparaît au-dessus de l'Atlantique sud aux commandes de l'avion "Croix du Sud"
















1939 - 27 août
Premier vol d'un avion à réaction : le Heinkel 178












1945
Première ligne aériennes régulières en Atlantique-Nord sur le Super-Constellation












1946
- 24 juillet
Première utilisation expérimentale du siège éjectable Martin Baker par Bernard Lynch
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 20:03
Petits conseils à tous ceux désirant bien se préparer au BIA.
1. Suivre les cours tout au long de l'année
2. Effectuer tout au long de l'année les QCM correspondant aux cours suivis (je mettrai prochainement en ligne les questions répertoriées par thème de cours)
3. Pour les révisions : relire tous les corrigés de QCM (vous apprendrez les bonnes réponses et non vos erreurs) et vous reporter au cours lorsque vous ne comprenez pas une réponse

Bon courage !

Vous trouverez l'ensemble des questions réparties par thème pour vos révisions dans la rubrique QCM corrigés ainsi q'un lien à la fin de chaque cours.
Vous trouverez l'ensemble des QCM depuis la création du BIA sur le site de la FFA : link
Vous pourrez également passer une bia blanc automatiquement corrigé sur le site de l'académie de Tours
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 11:45

1921
Adrienne Bolland, dite la maigrichonne franchit les Andes sur Caudron G3





















1927 - 9 mai
Nungesser et Coli décollent du Bourget pour une traversé de l'Atlantique d'est en ouest à bord de l'oiseau blanc, ils sont signalés aux abords de Terre-Neuve mais n'arriveront jamais à destination.












1927
- 20 et 21 mai
Première traversée New York - Paris par Charles Lindberg sur le "Spirit of Saint-Louis". Il est important de rappeler qu'il n'est pas le premier a avoir réussi cet exploit, puisque du 14 et 15 juin 1919, Alcock et Brown ralieront Terre-Neuve à l'Irlande sur un bombardier Vickers.



1930 - 2 septembre
Première traversée Paris - New York par Costes et Bellonte, contre les vents dominants sur le Bréguet G-R "Point d'interrogation"























1932 - 20 mai
Première traversée en solitaire de l'Atlantique d'ouest en est par une femme : Amélia Earhart alias Lady Lindy à cause de sa ressemblance avec Charles Lindberg


 


















1937 - 2 juillet
Amélia earhart disparaît dans l'Océan Pacifique à bord d'un Lockeed Electra en tentant un tour du monde par l'est
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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 09:01

1914 - 1918
Trois noms à retenir parmi les as français de la première guerre mondiale ayant appartenu pour les deux premiers à la célèbre escadrille des cigognes) :

Georges Guynemer, le plus renommé (53 victoires en combat aérien)
Guynemer en 1917

René Fonck, l'as des as français (l'as des as français avec 75 victoires officielles)
















Charles
Nungesser, le "hussard de la mors" (43 victoires officielles)
 
Charles Nungesser

























Nungesser périra dans une tentative de traversée de l'Atlantique

1914 - 1918
Le meilleur avion de chasse était le Spad 13 français
L'hélice Eclair
Guynemer et son Spad 13
1915
Marcel Bloch alias Marcel Dassault crée l'hélice Eclair, très performante pour l'époque, qui équipe les Caudron G3 puis le Spad 13.
Caudron G3
Le Caudron G3

1918
- avril
Le célèbre baron allemand Manfred von Richthofen, alias "Baron Rouge" est abattu, as de as toutes nationalités confondues avec 80 victoires, est abattu


Fokker Dr1 
Le Fokker DR7 du "Baron Rouge"

QCM : La première guerre mondiale

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 07:54
1906
Le français Robert Esnault-Pelterie invent le manche à balai conjugant ailerons et profondeur. Il inventera également le moteur à étoile























1907 - 13 navembre
Paul Cornu fait décoller le premier hélicoptère

 

 

 

 


1908
- 13 janvier
Premier kilomètre en circuit fermé effectué par Henry Farman à Issy-les-Moulineaux sur un appareil Voisin à moteur Antoinette




























1909 - 25 juillet
Première traversée de la Manche par Louis Blériot



1910 - 28 mars
Premier vold'un hydravion sur l'étang de Berre, construit et piloté par le français Henry Fabre














1913 - 19 août
Premier looping exécuté par Adolphé Pégoud

Le « looping » d'Adolphe Pégoud.Carte postale allemande de 1913.

1913 - 23 septembre
Roland Garros effectue la première traversée de la Méditerrannée de Fréjus à Bizertz (Tunisie)

Roland Garros

1915 - 1er avril
Premier tir en combat avec une mitralleuse fixe tirant à travers une hélice blindée effectué par Roland Garros

Un Morane Saulnier avec une mitrailleuse et les plaques déflectrices sur l'hélice


1919 - 14 et 15 juin
Première traversée aérienne sans escale de l'Atlantique réalisée par les britanniques Alcock et Brown sur un bombardier Vickers
 

QCM : Les débuts de l'aviation
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 20:43
1856
Premier vol humain sur un plus lourd que l'air effectué par Jean-Marie Le Bris sur "L'Albatros"















1890 - 9 octobre
Premier vol de l'Eole : un plus lourd que l'air propulsé par un moteur à vapeur. Clément Ader sera également le premier à employer le terme d'avion.

L’Avion III de Clément Ader

1896 - 9 août
Chute fatale de Otto Lilienthal sur la colonne vertébrale. Il est considéré par beaucoup comme le premier pilote de planeur. On lui doit cette maxime : "Il faut voler et tomber, voler et tomber jusqu'à ce que nous puissions voler sans tomber.
Premier planeur à équipage humain
1903 - 17 décembre
Wilbur et Orville Wright, deux américains fabricants de bicyclettes effectuent le premier vol contrôlé de l'histoire sur Flyer

Premier vol des frères Wright le 17 décembre 1903 sur Flyer.

1906 - 23 octobre
Alberto Santos Dumont, aéronaute brésilien, effectue un vol de 60 mètres sur le "14bis" au bois de Boulogne

Alberto Santos-Dumont
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Tarifs au 1er Janvier 2012

Cotisation Club (adhésion annuelle) : 200 €

Cotisation élève annuelle : 100 €
Cotisation "Vacances" (par mois ou 30 jours) : 40 €

Licence FFA
Licence + Assurance : 65 €
Licence + Assurance : 99 €

Heure de Vol  DR400 : 125 €

Location du hangar (par machine au semestre) : 95 €
Tout stationnement sous hangar implique obligatoirement l'adhésion à l'association.

Pour toute nouvelle inscription :
1 photo d'identité
1 photocopie pièce d'identité
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Baptême Avion (1 à 3 passagers)
Promenade 12 à 15 minutes
1 pers : 47 €
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3 pers : 73 €


Promenade baie de Somme
1 pers : 84 €
2 pers : 105 €
3 pers : 126 €


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